Retrouver du sens : ça ne se trouve pas. Ça s’incarne.
Rien ne va vraiment mal. Et pourtant, rien ne résonne vraiment juste. Tu avances, tu fais ce qu’on attend de toi, mais quelque chose s’est..
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Nous rêvons tous d’amour fluide, de relations simples, de liens qui nourrissent.
Pourtant, beaucoup vivent autre chose : une forme d’épuisement affectif, une sensation de se perdre pour maintenir le lien, et une fatigue relationnelle qui use en silence.
C’est ce que j’appelle la prostitution émotionnelle : une dynamique invisible où l’on devient « objet relationnel » plutôt que sujet libre.
Ce n’est pas un concept moral.
C’est un mécanisme psychique, social et existentiel.
La prostitution émotionnelle, c’est le moment où l’on se trahit pour acheter de l’amour, de la paix, de la reconnaissance ou de la sécurité.
Ce n’est pas un acte ponctuel : c’est une posture intérieure, souvent inconsciente, forgée dans l’enfance ou dans des relations déséquilibrées.
Elle se manifeste par :
Dans la prostitution émotionnelle, la personne paye le lien.
Et ce qu’elle paye, c’est elle-même.
Beaucoup pensent que la prostitution émotionnelle est un piège romantique.
Elle l’est parfois, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.
C’est le rôle de « l’enfant parfait », du « sauveur », du « pilier », celui qui :
On apprend à mériter l’amour parental plutôt qu’à le recevoir.
C’est l’ami toujours disponible, même quand il est à bout.
Celui qui porte les autres, qui écoute tout, qui se tait, qui s’efface.
L’ami qu’on adore… parce qu’il ne demande jamais rien.
C’est l’employé qui :
Dans les organisations, la prostitution émotionnelle prend des formes plus subtiles :
La personne devient la « régulatrice affective »… au prix d’elle-même.
Parce que la peur est plus forte que le besoin de soi.
La peur de :
La prostitution émotionnelle est souvent un héritage :
C’est une stratégie de survie qui se poursuit… même quand elle n’est plus nécessaire.
La logothérapie considère que l’humain cherche à rester fidèle à un sens intérieur.
Dans la prostitution émotionnelle, ce sens est capturé.
La personne n’agit plus par fidélité à elle-même, mais par fidélité à une peur ancienne ou à une dynamique relationnelle qui la dépasse.
La logothérapie invite alors à une question essentielle :
« À quoi fais-tu allégeance aujourd’hui : à ta liberté, ou à ta peur de perdre le lien ? »
Le travail consiste à retrouver cet espace de liberté intérieure, celui où l’on peut dire « non », où l’on peut exister, où l’on peut choisir — même dans une relation asymétrique.
Nommer ce que l’on ressent.
Arrêter de minimiser.
Accepter que l’on s’est oublié.
Comprendre que l’amour authentique ne se négocie pas.
Qu’on ne perd jamais une relation saine en étant soi.
Dans la prostitution émotionnelle, la monnaie, c’est :
Arrêter de payer, c’est commencer à vivre.
Que veut-on honorer dans sa vie ?
Sa dignité ? Sa vérité ? Sa liberté ?
À quoi dit-on oui en continuant de se trahir ?
Aimer sans se vendre.
Aider sans s’effacer.
Être loyal sans être esclave.
Donner sans se vider.
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La prostitution émotionnelle n’est pas un défaut.
C’est une trace, un héritage, une stratégie ancienne devenue douloureuse.
C’est l’expression d’un immense désir d’amour qui s’est tordu en chemin.
S’en libérer, ce n’est pas devenir égoïste.
C’est redevenir sujet.
C’est reprendre sa place dans le monde sans payer pour exister.
Mon livre « je t’offre une virgule » aux éditions Lanore explore ce concept en profondeur.
Il permet de découvrir des séances de logothérapie et surtout de faire un test inédit, qui aide à identifier :
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Dans un monde qui valorise les réponses rapides et les opinions tranchées, dire « je ne sais pas..
On parle souvent de performance, de progression et de dépassement de soi. Mais rarement du moment..