Coaching de vie

Retrouver du sens : ça ne se trouve pas. Ça s’incarne.

Publié le 03/02/2026
priorise  Retrouver du sens : ça ne se trouve pas. Ça s’incarne.

Tu t’es peut-être déjà surpris à penser :  “Je devrais être reconnaissant… alors pourquoi je me sens vide ?”

Rien ne va vraiment mal mais rien ne résonne vraiment juste non plus.

Tu avances, tu fais ce qu’on attend de toi et pourtant, quelque chose s’est décalé entre ce que tu fais et ce que tu ressens. C’est souvent comme ça que la perte de sens au travail commence.

Silencieuse. Progressive. Intérieure.

On parle beaucoup de sens aujourd’hui. Trouver du sens. Redonner du sens. Vivre avec plus de sens.

Et pourtant, pour beaucoup, ce mot reste flou. Inspirant mais insaisissable. Présent dans le discours, absent dans le vécu.

Dire “je veux du sens” est une intention. Le ressentir, l’habiter, le vivre au quotidien c’est une autre histoire.

À travers cet article, j’ai voulu remettre de la clarté sur ce mot-clé. Non pas en l’expliquant davantage, mais en le replaçant là où il commence vraiment : dans l’expérience vécue.


Le sens n’est pas une idée. C’est une expérience

Le mot sens vient du latin sensus et sentire :
 percevoir, ressentir, comprendre.

Autrement dit, le sens est d’abord sensoriel, avant d’être mental.
 On ne pense pas le sens.
 On le ressent… puis on le comprend.

Il s’exprime dans un équilibre vivant entre trois dimensions :

  • Perception : ce que je ressens, mon lien au réel
  • Direction : où je vais, mon mouvement
  • Signification : pourquoi j’y vais, mon intention

Quand ces trois plans s’alignent – le corps, le cœur et l’esprit – le sens circule.

Depuis toujours, les penseurs l’ont pressenti.
Pour Aristote, le sens naît de la finalité, du telos.
Pour Viktor Frankl, il est une force vitale : l’humain peut tout supporter, sauf l’absence de sens.
Pour John Demartini, il est l’expression de nos valeurs hautes, là où vont naturellement notre attention et notre énergie.

Les neurosciences confirment aujourd’hui ce que la philosophie pressentait :
quand nos actions sont alignées avec nos valeurs intrinsèques, notre cerveau libère dopamine, sérotonine et ocytocine – le trio de la motivation durable et du bien-être.
Quand nous nous en éloignons, le corps envoie des signaux bien avant la tête : fatigue, stress, perte d’élan.


Quand le sens commence à s’effriter

On ne perd pas le sens d’un coup. C’est rarement brutal. C’est souvent silencieux.

Un léger décalage s’installe entre ce que je fais et ce que je ressens vraiment, particulièrement au travail.

Cela ressemble à une accumulation de petits rien :

  • la routine qui s’étire
  • le “il faut” qui remplace le “j’ai envie”
  • une fatigue sans cause évidente
  • une énergie qui chute après des tâches pourtant simples
  • cette phrase intérieure : “je devrais être heureux, mais…”

Ce n’est pas un manque de compétences. C’est un éloignement de soi.

Les chiffres le confirment : quand le sentiment de sens diminue fortement au travail, le risque de dépression est multiplié par deux, et les jours d’arrêt maladie augmentent significativement.

Pourtant, ce signal est souvent ignoré jusqu’à ce qu’il devienne trop fort.

La bonne nouvelle, c’est que le sens ne disparaît jamais.
Il se met en veille. Il attend qu’on reprenne le fil.


Le sens ne se trouve pas. Il se crée.

On croit souvent que le sens dépend d’un contexte idéal : un job inspirant, un projet clair, un environnement motivant.

En réalité, le sens vient rarement de l’extérieur. Il naît de l’intérieur.

De ce que tu privilégies silencieusement.
De ce que tu considères comme non négociable.
De tes priorités intrinsèques – celles qui révèlent tes valeurs avant même tes objectifs.

Créer du sens repose sur trois dynamiques fondamentales :

  • Créer : agir à partir de toi, pas par imitation
  • Contribuer : faire pour plus grand que ton cadre immédiat
  • Connecter : tisser du lien vrai, vivant

Ces dynamiques ne demandent ni validation, ni permission, ni certitude.
Elles demandent une chose essentielle : revenir à ta vérité avant de répondre aux attentes autour de toi – condition clé du sens au travail durable.

Un frein majeur au sens ? Les injonctions que nous portons tous : “Il faut…”, “Je dois…”, “Je devrais…”

Chaque injonction crée un micro-écart avec ton axe. Chaque injonction t’éloigne de tes valeurs hautes pour te rapprocher d’un standard qui n’est pas toujours le tien.


Retrouver le sens : une posture, pas un objectif

Le sens n’est pas :

  • un concept
  • un objectif à atteindre
  • quelque chose que tu attends

Le sens est quelque chose que tu incarnes. Ici. Maintenant. Dans ta manière de vivre et de choisir.

Pas demain. Pas quand tout sera plus clair. Pas quand tu seras prêt, motivé ou inspiré.

La vraie question n’est pas “Quel est le sens ?” Mais : “Qu’est-ce qui a du sens pour moi aujourd’hui ?”

Trois repères simples pour garder ta boussole :

  1. Le sens commence par une décision intérieure
  2. Le sens se révèle dans le courage d’ajuster
  3. Le sens grandit quand tu redeviens auteur de ta vie

Personnellement, j’ai appris à voir les moments où “ça ne va plus” non comme des problèmes, mais comme des signaux. Des invitations à réajuster. Des appels à revenir à l’essentiel.

Et maintenant ?

Si en lisant ces lignes, quelque chose a bougé en toi un questionnement, une envie, une prise de conscience alors ce texte a déjà rempli sa fonction.

Tu peux simplement t’arrêter un instant et te demander :

  • Où est-ce que je fonctionne encore en pilote automatique ?
  • Qu’est-ce qui mériterait plus de présence, ici et maintenant ?
  • Quel petit ajustement redonnerait du goût à mes journées ?

Et si tu sens qu’un accompagnement pourrait t’aider à remettre du sens, de la direction et de la présence dans ta vie ou ton travail, je serai heureux d’en parler avec toi.

Le sens ne se trouve pas. Il se vit.

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