Retrouver du sens : ça ne se trouve pas. Ça s’incarne.
Rien ne va vraiment mal. Et pourtant, rien ne résonne vraiment juste. Tu avances, tu fais ce qu’on attend de toi, mais quelque chose s’est..
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Nous vivons une époque étrange : hyperconnectée, mais profondément désorientée.
Entre les injonctions au bonheur, à la performance, à la « passion », beaucoup se sentent épuisés, vides ou coupables de ne pas « y arriver ».
Au milieu de ce brouhaha, deux approches se répondent sans se confondre : l’ikigaï, issu de la culture japonaise, et la logothérapie, portée par Viktor Frankl.
Deux philosophies différentes, deux cadres conceptuels distincts… mais un même fil conducteur : le sens.
Étymologiquement, ikigaï combine « iki » (vivre) et « gai » (raison, valeur) : la « raison d’être », mais aussi les petites sources de joie qui rendent la vie digne d’être vécue.
Les auteurs japonais rappellent que l’ikigaï n’est pas un objectif héroïque, mais une respiration intérieure, ancrée dans la simplicité du quotidien.
Selon Ken Mogi, cinq piliers structurent l’ikigaï :
Synthétisées par la littérature internationale, elles proposent une écologie du sens : ralentir, bouger, rire, s’entourer, remercier, vivre dans le moment, suivre son ikigaï, etc.
C’est une philosophie du quotidien, accessible, douce et profondément humaniste.
La logothérapie s’ancre dans la pensée de Viktor Frankl : l’être humain est mû par une volonté de sens.
Quand ce sens s’effondre, c’est l’être intime qui se fissure.
Quelques repères essentiels :
Là où beaucoup d’approches psychologiques veulent réduire les symptômes, la logothérapie pose une question radicale :
« À quoi veux-tu rester fidèle, malgré ce que tu traverses ? »
L’une adoucit le quotidien, l’autre éclaire l’obscurité.
Un accompagnement uniquement ikigaï peut manquer de profondeur.
Un accompagnement purement logothérapeutique peut sembler trop exigeant.
C’est ensemble qu’ils deviennent puissants.
Ikigaï et logothérapie convergent sur des piliers essentiels :
Les deux approches posent, chacune à leur manière, la même question :
« Qu’est-ce qui rend ta fatigue digne d’être vécue ? »
On commence par explorer :
On traduit ensuite ce sens dans le réel :
Les 5 piliers et les 10 lois deviennent alors des outils pratiques pour incarner le sens jour après jour.
Ensemble, elles transforment la clarté existentielle en décisions, en projets, en manières d’être.
Pour ceux qui portent des blessures anciennes, des ruptures, des traumas, la seule exploration du plaisir ou des talents ne suffit pas.
La logothérapie vient travailler la structure profonde de l’être.
Certains comprennent intellectuellement le sens, mais n’arrivent pas à en faire une réalité quotidienne.
L’ikigaï réintroduit la joie, le mouvement, le plaisir simple.
Il remet de la vie dans la vie.
Ikigaï et logothérapie ne sont pas des dogmes.
Ce sont deux grammaires du sens, deux façons de regarder l’existence.
Entre les deux, il y a toi : ton histoire, tes combats, tes élans, tes envies, ta dignité.
Tisser son ikigaï et son sens logothérapeutique, c’est avancer avec plus de clarté et plus de douceur.
C’est apprendre à dire :
« Aujourd’hui encore, j’ai au moins une bonne raison de me lever.
Et cette raison a du sens pour moi. »
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Sources :
La fondation internationale Viktor Frankl, référence officielle sur sa pensée, ses ouvrages et la logothérapie.
🔗 https://www.viktorfrankl.org/
Page officielle de l’auteur Ken Mogi, spécialiste de l’ikigaï, avec ses travaux et publications.
🔗 https://kenmogi.com/
Dans un monde qui valorise les réponses rapides et les opinions tranchées, dire « je ne sais pas..
On parle souvent de performance, de progression et de dépassement de soi. Mais rarement du moment..